VICTIMES DE REVENU QUÉBEC

http://revenuquebec.cc   http://revenuquebec.us   http://revenuquebec.ws
 
73 visites, 73 pages affichées

Bienvenue ! Login
AAQ.CA Autochtones Indiens
LE VRAI VISAGE ET LA CULTURE DES POLITICIENS ET DES FONCTIONNAIRES.
LE VRAI VISAGE ET LA CULTURE DES POLITICIENS ET DES FONCTIONNAIRES.

Il est rare qu’un ministre ose dire et encore plus rare qu’il écrive pour « raconter ce qui s’est réellement passé » pendant « qu’il fut au cœur » d’une des crises majeures qui a ébranlé le Québec contemporain.

Les faits rapportés sont troublants mais ils ont le mérite de nous montrer le vrai visage des politiciens et des fonctionnaires pour qui l’opportunisme politique et leurs intérêts personnels priment sur le respect des lois et des droits fondamentaux des citoyens.

Ils ont aussi le mérite de confirmer la concordance des faits et témoignages évoqués dans les dossiers sur ce site ainsi que les allégations faites sur le Ministère du Revenu du Québec qui est employé comme rouleau compresseur à des fins politiques.

Ci-après, quelques-uns des passages du livre de John Ciaccia « La Crise d’Oka –Miroir de notre âme », un titre qui ne pouvait pas être plus éloquent sur la vraie culture des politiciens et des fonctionnaires.

LA CRISE D'OKA, miroir de notre âme

Passages du livre de John Ciaccia qui sont pertinents à la culture des politiciens et des fonctionnaires du gouvernement du Québec:

PAGE 44 : «Mais lorsqu'une force de police se considère comme victime d'affronts et ridiculisée, lorsqu'elle pense qu'il lui reste des comptes à régler, lorsqu'elle édicte ses propres lois et que le port d'armes lui donne un sentiment de pleine autorité, la société en paie le prix.

La Sûreté du Québec était devenue très puissante. On aurait dit un gouvernement dans un gouvernement. Même le premier ministre usait de délicatesse avec elle et ne lui imposait pas ses vues.»

PAGE 75 : «La police avait la réputation d'appliquer ses propres méthodes de justice sans attendre les conclusions d'un procès. Cela semble être devenu un trait endémique dans toutes les forces de police.»

PAGE 80 : «Audrey McLaughlin était venue à Oka dans une camionnette remplie de nourriture. Certains médias avaient rapporté que la S.Q. avait empêché les familles mohawks résidant à l'intérieur des barricades de faire leurs courses au village. Ces gens connaissaient, soidisant, une pénurie de nourriture. La chef du NPD~ assise à mes côtés dans la voiture, me demanda la permission de décharger la nourriture et de la distribuer aux Mohawks. [...] Toutefois, cela n'excusa pas la réaction de la S.Q. Dans son esprit coutumier de grande générosité envers les Mohawks, elle refusa catégoriquement que leur parvienne la nourriture.»

PAGE 98 : «Toujours ce même jour, la Croix-Rouge canadienne demanda et obtint mon consentement pour son implication. j'avais reçu de nombreuses plaintes concernant les policiers de la S.Q. qui n'autorisaient pas les Mohawks à recevoir de la nourriture, des médicaments ou des soins médicaux. j'avais nié ces allégations, mais le communiqué de presse émis dès le lendemain n'était guère rassurant. La Croix-Rouge annonçait sa décision de fournir de l'aide humanitaire aux autochtones. [...] Tout cela donnait un portrait rude et vindicatif de la S.Q, et des gouvernements fédéral, provincial et municipal. Voilà qui dut plaire aux tenants de la ligne dure, de l'autre côté des barricades.»

PAGE 122 : «Je devais prendre en compte la susceptibilité de la S.Q. et de tous ceux qui considéraient la situation comme un siège. Ils n'étaient pas prêts à accepter que « la nourriture, l'eau, l'hébergement, les vêtements et les fournitures médicales» circulent librement derrière les barricades.»

PAGE 127 : «Je reçus de nombreuses plaintes à propos des incidents provoqués par la S.Q. à Oka. D'autres récriminations faisaient constamment état du fait que la S.Q. empêchait l'accès à la nourriture destinée aux communautés mohawks de Kanehsatake et de Kahnawake. [...] Je parlai de mes problèmes avec la S.Q. J'insistai sur l'importance de laisser entrer les vivres dans les deux communautés, ce que refusait la S.Q..À ceux qui doutaient que la S.Q. se prête à de telles tactiques (parce que la police l'avait nié),je dis: « La nourriture, c'est comme la justice. Non seulement la nourriture doit-elle être donnée, mais ce don doit être clair. Aucun doute ne doit subsister.»

PAGE 131 : «Le 25 juillet, la Croix-Rouge rapporta que le nombre de personnes vulnérables ayant besoin de soins médicaux avait bondi d'une estimation initiale de quatre-vingts à deux cents personnes.
Harold Ashenmil me raconta plus tard un incident : un officier de la S.Q. avait stoppé une ambulance conduite par un autochtone qui se rendait à Oka. Il lui avait demandé de sortir de la voiture et lui avait dit d'un ton cassant: « Jette tes armes à terre. ,) L'ambulancier n'avait que son stéthoscope.
La Croix-Rouge déclara aussi qu'elle devait apporter de la nourriture de toute urgence à Oka. O'Reilly me demanda de faire quelque chose immédiatement pour mettre fin à ces pénuries. Ed Broadbent, l'ancien chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) et maintenant président de la Commission canadienne des droits de la personne, vint me rencontrer. [...] Selon lui, la présence de la Croix-Rouge, ce n'était pas assez. Nous devions prendre des mesures pour assurer aux Mohawks de la nourriture en quantité suffisante.»

PAGE 132 : «Je refusais toujours de croire qu'une agence gouvernementale comme la S.Q. tentait d'affamer une population entière pour qu'elle se soumette, et qu'elle lui interdisait même l'accès aux soins médicaux de première nécessité. Le monde entier nous regardait. Le représentant d'une organisation internationale reconnue devait arriver à Montréal. Cela n'avait aucun sens. Mais je ne pouvais nier la réalité. Il fallait faire quelque chose. Dans un geste de paix, les moines d'Oka avaient tenté de livrer de la nourriture aux Mohawks. La S.Q., incroyablement aveugle et réfractaire à cette action monastique, les en avait empêchés.»

PAGE 138 : «Le 27 juillet, le chef de l'opposition officielle, Jacques Parizeau, apportait sa propre contribution au conflit où il condamnait le gouvernement pour avoir brandi la menace d'affamer les Mohawks.»

PAGE 149 : «Le 30 juillet, la S.Q. fit une présentation au Comité stratégique du gouvernement. Robert Lavigne, le directeur, était accompagné de Robert Therrien. [...] Therrien expliqua comment la S.Q. proposait de négocier avec les Warriors : il fallait traiter le conflit comme une prise d'otage. Il donna l'exemple d'un vol de banque avorté, avec la police entourant l'édifice et les voleurs retenant les otages à l'intérieur. La police négocierait la libération des otages en offrant certaines « faveurs» aux agresseurs durant les pourparlers. « Quelles faveurs? » demanda l'un des ministres. Lavigne fit référence à des femmes de petite vertu et expliqua qu'il s'agissait presque d'une routine et qu'elle était très efficace. Il entra dans les détails de la stratégie: " Vous établissez une liaison téléphonique. Une seule personne négocie. Tout est négociable. Vous leur dites: vous voulez une femme de petite vertu, vous devez me donner quelque chose en échange. Ça marche."»

PAGE 151 : «Des rumeurs circulaient au sujet d'explosifs placés sous le pont Mercier. Fataliste, Therrien répondit: "Le pont tombera. "Quatre cent millions de dollars s'envoleraient en fumée en même temps que le seul accès à Montréal de ce côté de l'île. Après avoir aspiré quelques bouffées de sa pipe, il la fit tournoyer dans les airs et ajouta: "On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs! " Nous étions tous sans voix. Sous le choc, Benoît Morin, le secrétaire du Conseil exécutif, me murmura à l'oreille: "Ils sont fous. Faites-les sortir d'ici afin que ..nous puissions parler."»

PAGE 156 : «La question d'autoriser le libre accès à la nourriture et aux fournitures médicales, de même que l'accès aux conseillers légaux, spirituels et au clan des mères, semblaient constituer des points relativement simples. Mais non! Il Y eut plus de cinq projets soumis à des changements et à des contre-changements, parfois inacceptables pour les Mohawks, d'autres fois inacceptables pour le gouvernement fédéral.»

PAGE 160 : «L'A.F.N. avait aussi écrit au premier ministre Bourassa, encourageant une solution négociée. "Il ne doit pas y avoir de police ou d'action armée contre le peuple de Kanehsatake et de Kahnawake. Il y a d'innocentes victimes derrière les barricades."»

PAGE 163 : «Claude Ryan exprima son inquiétude au sujet des quelque mille élèves qui ne pourraient reprendre leurs classes en septembre à cause des barricades. Nous étions au début du mois d'août. Il rapporta également que les fermiers grondaient parce que la S.Q. n'autorisait pas les livraisons de céréales derrière les barricades, pas plus qu'elle n'autorisait le passage d'autres services pour le bétail qui avait besoin de traitement. Plusieurs animaux étaient déjà morts.»

PAGE 172 : «Bien que j'aie exercé d'importantes fonctions, investies de pouvoir, au sein du gouvernement, je n'étais pas un homme de pouvoir. Les gens au pouvoir semblent prendre leurs distances vis-à-vis des causes et des personnes impopulaires. Beaucoup servent leurs propres intérêts, même s'ils se targuent d'agir pour «le bien public». La tendance semble être de se laisser porter par le vent. Rester au pouvoir devient une idée fixe. Qualifier une décision de « politique », c'est l'avilir. « Le pouvoir aveugle », me dit Martha Ebssa. «Le pouvoir est mal dirigé», lui rétorquai-je.»

PAGE 195 : «Et les innocents doivent payer pour les coupables.»

PAGE 196 : «Les autres membres du gouvernement et moi-même ne voyions pas le règlement du conflit de la même manière. Je tenais compte des autres membres de la communauté mohawk, de leurs inquiétudes a l'égard de leurs voisins blancs, de leur vif désir d'en arriver à un règlement de façon pacifique, du rôle de la Confédération iroquoise, des victimes de chaque cote des barricades. Tout ce que les autres voyaient, c'était les Warriors, le conflit armé et la façon conventionnelle de négocier dans ces circonstances.»

PAGE 206 : «Il est extrêmement triste que nous ne puissions dépasser cette attitude de la force qui prime sur le droit et cette mentalité selon laquelle la fin justifie les moyens. Il va en coûter cher pour la changer. […] Si vous n'avez pas l'intention de négocier de bonne foi, quelle meilleure tactique employer sinon celle qui consiste à accuser, à l'avance, votre adversaire de ne pas vouloir négocier?»

PAGE 223 : «Nous ne pouvons agir maintenant comme si nous ne le savions pas. […] Le bureau du premier ministre semblait très inquiet. Qu'allait penser l'opinion publique si certaines informations étaient ainsi révélées ? Comment se faisait-il que Québec n'ait rien fait pour empêcher l'entrée de ces armes?»

PAGE 225 : «Personne ne voulait prendre en considération la Confédération et les modérés. Le gouvernement fédéral ne voulait même pas discuter avec eux. « C'est une bande de vieillards », me dit John Parisella, se faisant l'écho du point de vue des fédéraux, alors que j'essayais d'obtenir son soutien. Comme si le fait d'être vieux signifiait être inutile ou ne pas détenir d'autorité. Et pourtant, il ne les avait jamais rencontrés»

PAGE 230 : «On nous enseigne la justice, l'égalité, la compassion, la charité, la liberté et les droits. S'agit-il de notions abstraites? Quand donc ces mots deviendront-ils des actions? […] Je devais me battre contre l'injustice et contre ceux qui se montraient aveugles devant une telle situation.»

PAGE 233 : «La rencontre au bureau du premier ministre démontra la confusion qui régnait partout. Il y avait mésentente entre les deux négociateurs gouvernementaux. »

PAGE 234 : «J'espérais que les considérations politiques ne soient pas le seul facteur dans la détermination de notre conduite. […] Nous étions dans une tour de Babel, mais nous parlions tous la même langue.»

PAGE 235 : LES REPRÉSAILLES «Le bureau du premier ministre avait demandé aux sous-ministres quelles sanctions économiques et sociales le gouvernement pouvait prendre […] Je trouvai scandaleuses les conséquences qu'une telle requête impliquait et dit à mon sous-ministre, Renaud Caron, de ne pas y donner suite. Il se conforma aux directives du bureau du premier ministre en indiquant toutefois que ce type de sanctions non seulement violerait la Charte des droits et libertés, mais serait aussi une infraction aux ententes internationales signées par le Québec.

Il en fut tout autrement du document préparé par Jacques Chamberland, du ministère de la Justice. C'était un homme méthodique et rempli d'imagination pour ce qui était de spécifier comment le gouvernement pouvait agir contre les Mohawks. Il tenait pour acquis que la police détenait déjà le pouvoir de contrôler l'accès à Oka et à Kahnawake et pouvait empêcher les personnes, les denrées et les marchandises d'entrer (je croyais que j'avais déjà remporté cette bataille au moment où nous avions soutenu les moines à Oka). Il alla au-delà de ces mesures. Il dressa une liste de toute une série de représailles possibles contre les Mohawks et expliqua comment le gouvernement pouvait agir pour renforcer ces actions.

L'on peut questionner la sagesse de ces documents et de la personne qui lança ce projet. Il s'agit, toutefois, d'une étude intéressante de l'esprit bureaucratique, de sa capacité à envisager l'ensemble des possibilités pour atteindre un objectif, sans jamais en questionner le bien-fondé. Cette liste prenait en compte les difficultés techniques et de procédure, avec pour prémisse sous-jacente que la fin justifie les moyens. La moralité des mesures proposées n'était pas mise en question. C'était un document révélateur rédigé par des esprits habiles qui avaient le détachement d'un ordinateur.

Le gouvernement pouvait délimiter le secteur d'Oka-Kanehsatake et celui de Kahnawake dans une zone dite dangereuse pour les personnes et décréter une panoplie de mesures qui toucheraient ceux qui étaient dans cette zone: le contrôle des personnes entrant dans la zone ou la quittant; la réduction des services publics comme le bureau de poste, l'enlèvement des ordures, l'eau et l'électricité; des mesures économiques variées dirigées contre des individus, des collectivités ou des communautés.

Les problèmes moraux et légaux qui pourraient être soulevés par ceux qui contesteraient la législation gouvernementale comme étant contraire à la Charte des droits et libertés pourraient être surmontés par l’utilisation de la « clause nonobstant». Alors la Charte ne s'applique plus.

Puisque ces mesures législatives affecteraient quiconque habitait ces zones désignées, autochtones et non-autochtones, Chamberland indiqua qu'il était possible pour les non-autochtones de quitter ces zones et, de cette façon, d'en être exemptés.

Chamberland lança un dernier appel a la prudence. II ne faisait aucun doute qu'une telle législation pourrait générer une saga juridique au cours de laquelle la question de la Charte des droits et celle de la compétence pour promulguer une telle législation serait très certainement soulevée.

Mais jamais le bien-fondé de cette législation ne fut mis en doute.

Des actions qui affectent et punissent tant les innocents que les coupables sont généralement prises contre l'ennemi en temps de guerre.»

PAGE 268 : «II était trop facile pour un gouvernement d'accepter de discuter, puis de laisser traîner les choses des années, voire des générations durant.»

PAGE 274 : «Et il me fallait entendre tout cela. Je n'arrivais pas à croire que j'étais a Montréal, en 1990, dans un pays civilisé et pacifique. Je croyais que ce genre d'événement, avec des fusils et l'armée dans les rues, ne se produisait qu'ailleurs, dans d'autres pays, là où les gens qui avaient été écrasés par la répression décidaient de ne plus tolérer leur condition.»

PAGE 278 : «Je connaissais la façon belliqueuse de penser du gouvernement.»

PAGE 284 : «Toutefois, des inquiétudes demeuraient à propos des arrestations et de l'attitude de la police.»

PAGE 289 : «Cela incita même Claude Ryan, qui insistait toujours sur la rigueur intellectuelle, à adresser une remarque à John Parisella: «Je commence à être écoeuré par l'attitude de certains fonctionnaires. »

Une disposition particulière contrariait Gil Rémillard, le ministre de la Justice. Elle portait sur la protection des individus.

Le ministre de la Justice n'avait que faire de cette disposition. Pas de restrictions, pas de protection. «La loi, c'est la loi.» »

PAGE 291 : «Gil Rémillard décida «Nous sommes tous égaux devant la loi.», annonça-t-il solennellement à la population du Québec.

J’aurais plus tard l’occasion de tester son sens de l’équité, ce qui me prouverait que nous ne sommes pas tous égaux devant la loi. Certains sont «plus égaux que d’autres».

La loi peut être utilisée comme un bélier.»

PAGE 306 : «Les tactiques de certains au gouvernement en laissèrent plusieurs perplexes. «Nous sommes de la génération des mieux éduqués et voilà que nous nous conduisons comme de vrais sauvages» »

PAGE 313 : «Le jour suivant l'affirmation, le premier ministre et John Parisella envoyèrent des signaux tout a fait contraires.

J'espérais que le gouvernement pourrait voir plus loin que l'opportunisme politique ou les sondages d'opinion»

PAGE 347 : «Les résidants d'Oka, de Kanehsatake et de Kahnawake ont payé à la crise un tribut personnel que eux seuls sont en mesure d'évaluer. Le conflit a laissé de profondes blessures.» 


Accueil Articles Événements Liens Annonces Discussions Mon Portail Devenir Membre Administration

Site en conformité avec le jugement 2002 CSC 14.27704
de la Cour Suprême du Canada en date du 21 février 2002

La Révolte des Victimes: Connaître et faire respecter ses droits

Copyright © Jean Jolicoeur. Tous droits réservés.